mardi 1 février 2011

La sélection du biblio'Café

Première rencontre de 2011 avec de nouvelles idées de lectures proposées par nos lecteurs !

Où j'ai laissé mon âme(Jérôme Ferrari) Editions Actes SudSud


1957, Alger. Le capitaine André Degorce retrouve le lieutenant Horace Andreani avec lequel il a affronté l'horreur des combats puis de la détention en Indochine. Désormais, les prisonniers passent des mains de Degorce à celles d'Andreani, d'un tortionnaire à l'autre : les victimes sont devenues bourreaux. Autour de Tahar, figure étonnamment christique de la rébellion, les deux hommes devront trouver les armes pour affronter leurs trahisons intimes. A travers trois personnages inoubliables, rassemblés dans la douleur par les injonctions de l'Histoire, Jérôme Ferrari, avec une magnifique intransigeance et dans une écriture somptueuse, invite le lecteur à affronter l'intimidante souveraineté de l'épreuve au prix de laquelle se conquiert toute liberté digne de ce nom.



Une année chez les Français
(Fouad Laroui) Editions Julliard

C'est en 1970 que le ciel tombe sur la tête du petit Mehdi. Ébloui par l'intelligence et la boulimie de lecture de son jeune élève, son instituteur s'est battu pour lui obtenir une bourse dans le prestigieux lycée Lyautey de Casablanca, réservé aux enfants des hauts fonctionnaires français et des familles les plus influentes du régime marocain. Pauvre, libre, heureux, Mehdi a passé ses dix premières années au pied de l'Atlas. Il n'envisageait rien d'autre que de continuer à jouir de l'existence. Du jour où son oncle l'abandonne à l'entrée du lycée, la découverte du mode de vie des Français est pour lui un véritable choc culturel. Entre "Le Petit Chose" et "Le Petit Nicolas", l'histoire émouvante et cocasse d'un enfant propulsé dans un univers aux antipodes de celui de sa famille.

Dolce Vita 1959-1979

(Simonetta Greggio) Editions Stock

Pourquoi et comment ce pays que nous avons tant aimé a-t-il basculé dans le rouge et le noir ? Livre d’investigation construit comme un scénario de film avec flash-back et plans séquences, Dolce vita est le roman de l’Italie entre 1959 et 1979. Affaires de moeurs, scandales financiers, Brigades rouges, enlèvement et meurtre de Moro, mort du réalisateur et poète Pasolini, Cosa Nostra, Vatican… Toutes les grandes affaires qui ont traversé ce pays durant vingt ans sont évoquées ici. Les événements éclairés, les liens occultes mis au jour. Dans la trame du récit se détache peu à peu un fil de sang tissé entre Vatican, Loge maçonnique déviée P2 et Mafia, tandis que se dessine l’ombre d’une autre puissance, l’Amérique, à laquelle l’Italie doit sa libération et un nouveau, plus discret, asservissement.

Dessinant le portrait fascinant d’un pays voisin infiniment romanesque, Dolce vita donne les clés de l’Italie d’aujourd’hui, celle d’un Berlusconi tragicomique. Racontée par le dernier Guépard, son histoire a la saveur douceamère et le charme vénéneux d’une fin de règne qui n’en finit plus, car un pays qui ne fait pas les comptes avec son passé est un pays qui ne cesse de le payer.

Nos plus beaux souvenirs
(Stewart O'Nan) Editions de L'Olivier

Henry, le chef du clan Maxwell, vient de mourir. Sa femme, Emily, convoque enfants et petits-enfants pour un dernier été dans leur cottage au bord du lac Chautauqua. Elle a décidé de le vendre et demande à chacun de choisir l'objet qu'il souhaite conserver. L'inventaire des bibelots devient alors celui d'un paradis perdu, d'une enfance radieuse, du temps heureux d'un mariage, des parties de cartes, des éclats de rire, mais aussi des déceptions et des non-dits.

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